Questions illégales en entrevue de sélection

par Stéfanie Rochford, CRHA

La guerre des talents qui s’intensifie et l’évolution rapide des technologies contribuent à accroître les exigences de l’environnement de travail, ainsi que celui des recruteurs en entreprise, à combler leurs postes avec des candidats à hauts potentiels tout en respectant des délais exigeants.

Malgré l’évolution des technologies, l’entrevue de sélection demeure toujours une étape importante dans le processus de recrutement.

Avec l’intérêt accru d’en connaître davantage sur le profil interpersonnel et social du candidat afin de correspondre celui-ci à la culture de l’entreprise et aux valeurs de l’équipe, il y a des tendances de plus en plus douteuses et parfois illégales qui se manifestent.

À titre d’exemple, des sessions au gym ou des parties de baseball entre les candidats potentiels dans le processus de sélection tel que paru dans l’article de Fast Company intitulé « Some companies are reinventing the job interview in some weird (and possible illegal) ways ».

Il ne faut cependant pas négliger l’importance de respecter les principes de la Loi canadienne sur les droits de la personne (LCDP) en entrevue.

Cette loi stipule que la nature des questions de l’entrevue de sélection ne doivent pas faire référence à la religion, la race, l’âge, l’état matrimonial, l’orientation sexuelle, la famille, les enfants, l’état de santé, le lieu de résidence, les convictions politiques ou autres n’ayant pas de lien direct avec les exigences du poste et le rendement professionnel.

Sachant que votre futur employeur a négligé ce droit fondamental, la décision demeure la vôtre de poursuivre ou non dans un processus et de vous commettre à un employeur qui démontre déjà ses valeurs.

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